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LES ANCIENS

 

Les anciens qui ont construit ce pays, d'une génération à l'autre et ainsi de suite jusqu'à nous, ont droit à notre respect. Pour cette raison, il y aura toujours, sur notre site, un texte commémoratif pour ceux qui nous ont précédés. Si vous avez des textes sur le vécu d'un ancêtre, cela nous intéresse, afin d'alimenter notre site. Merci de votre collaboration.

Pelletier dit Antaya, François

Les descendants de François Pelletier dit Antaya, fils de Nicolas Pelletier et de Jeanne de Voissy de St-Pierre de Galardon, ar. et év. de Chartres, en Beauce (Eure-et-Loir), y sont plus nombreux autant sous le patronyme de Pelletier que ANTAYA. Le nom d'Antaya serait de souche Montagnaise et serait apparu pour la première fois en 1641 sous la forme ANTANYÉ et ANTAYA.

François Pelletier a voyagé avec son beau-frère Noël Jérémie, Sieur de la Montagne, interprète et commis aux postes de traite du Domaine du Roi. François a épousé une sauvagesse au Poste de Tadoussac, devant le Jésuite Albanel, en avril 1660, sans publication ni avis quelconque. Cela fit beaucoup de bruit: «Ce mariage ne fut guère apprécié de la communauté religieuse, un blanc qui se marie à une païenne est mal vu de son entourage.» Les jeunes tourtereaux n'ont pas été heureux très longtemps puisque, le 13 avril 1661, la femme de François est décédée à l'Hôpital de Québec. Aucun enfant n'est né du mariage de François Pelletier et de Dorothée La Sauvagesse.

François Pelletier, veuf, se fiance à Marguerite Morisseau. Après la publication des trois bans à l'église de Sillery, ils se sont mariés le 6 septembre 1661 devant le Jésuite Pierre Bailloquet. Leurs six premiers enfants naissent et sont baptisés dans la paroisse de Sillery, les autres seront baptisés à Saurel. François Pelletier est au service du Roi pour l'entretien des soldats de la garnison en mai 1663. Le couple s'est établi sur la terre de Nicolas Pelletier, père, maître-charpentier dans la concession des sauvages sur la Côte de St-François-Xavier, paroisse de Sillery. Le 13 septembre 1669, le bonhomme Nicolas baille sa ferme à son fils Jean Pelletier, mais se réserve des droits sur la ferme et l'on remarque dans le contrat que François Peltier dit Ontaya, frère de Jean, est son voisin sur la ferme de leur père. François baille sa maison et sa ferme à Denis Ruette d'Auteuil de Monceaux le 20 août 1669. Il quitte Sillery avec sa femme et ses enfants pour un coin de terre qui lui est inconnu et où les Iroquois rôdent et guettent leurs victimes pour les décapiter la nuit.

François Pelletier dit Antaya s'installe à Saurel avec sa femme et ses enfants vers 1670. Leurs six premiers enfants baptisés à Sillery sont: Marie-Angélique, 14-10-1662; François-Xavier, 02-12-1663; Joseph, 22-03-1665; Marguerite-Agnès, 30-08-1666 et Geneviève le 16-03-1668. Les cinq autres sont baptisés à Saurel: Catherine, 1670; Michel, 1674; Jean-Baptiste-Pierre, 20-07-1676; Élisabeth 18-09-1677 et Louise le 22-09-1678. Seulement huit d'entre eux se sont mariés. Le 22 octobre 1675, François Pelletier dit Anthaïa achète le Fief D'Orvilliers du Sieur de Gauthier de Comporté. Ce fief se trouve du côté nord du Fleuve Saint-Laurent, dans les Îles de Berthier d'en Haut, d'un côté Dautray et de l'autre les terres non concédées du Sieur Randin et avec l'Île au Foin. Il a dû quitter Saurel définitivement, après la vente de sa concession à Pierre Coutois dit Bonnehumeur, soit le 17 septembre 1677. Dans ce contrat François est dit habitant de Dorvilliers. Le père et le frère de François, Nicolas et Jean, se sont établis le 23 mars 1678 dans le dit fief Anthaïa comme étant les premiers habitants du dit lieu. François Pelletier dit Antaya est décédé avant juin 1688. Marguerite Morisseau, femme du Sieur Anthaya, est décédée à l'Hôtel-Dieu de Québec, le 15 décembre 1707, à l'âge de 70 ans. Le Seigneur Pierre Pelletier, fils de François et de Marguerite Morisseau, a rendu Foi et Hommage au nom de ses frères et soeurs le 17 février 1723.

Le berceau de la famille Pelletier et Antaya est donc dans le coeur même de la Montérégie. Sorel, situé au confluent du Saint-Laurent et de la rivière Richelieu, est la quatrième plus vieille ville du Canada.

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Sylvestre, Nicolas

Voilà certes un nom de famille qui retient particulièrement l'attention en cette période écologique où le rôle de la forêt est davantage reconnu. Dès le IVe siècle, le 33e pape s'appelait Sylvestris Ier, et c'est parce qu'on l'a canonisé que, le 31 décembre, on marque la Saint-Sylvestre.

Ce nom provient de silva, qui signifie forêt, et il en résulta le prénom Sylvain désignant celui qui y demeure. Silvanus fut d'ailleurs une divinité qui protégeait les bocages. Sylvain et Sylvie en découlèrent, de même que le patronyme Sylvestre.

Deux pionniers de ce nom ont fondé des familles en Nouvelle-France au cours du XVIIe siècle. Le premier fut le plus prolifique: Nicolas Sylvestre dit Champagne, fils de Nicolas et de Tanche Colson, épousa à Québec, le 20 août 1667, Barbe Neveu, fille de Jean et d'Anne Ledet. Le couple devait avoir 16 enfants!

Le fondateur de cette lignée était originaire de Pont-sur-Seine, une charmante commune de l'ancienne province qu'évoque son surnom. L'église où Nicolas à reçu le baptême existe toujours et elle se distingue par une architecture peu conventionnelle. La commune l'a récemment restaurée.

Au départ de Paris, la N 19 passe par Brie-Comte-Robert (27 km) et par Provins (57 km) pour atteindre Nogent-sur-Seine (18 km). Elle contourne cette dernière commune et un peu plus loin (7 km) croise la D 52. Celle-ci, prise sur la gauche, soit en direction nord, franchit aussitôt un canal et pénètre dans la commune.

Ne nous étonnons pas que les Sylvestre soient nombreux en Amérique du Nord: Nicolas et son épouse ont engendré six fils qui se sont mariés à leur tour. L'aîné, prénommé Nicolas, né en 1669, épousa en 1694 Jeanne Labadie, fille de François et de Jeanne Hébert; cette dernière ne lui donna que deux enfants, car il décéda à l'âge de 30 ans. Louis, né en 1673, fonda un foyer en 1698 avec Elisabeth Labadie, la soeur de Jeanne, mais le deuil allait aussi frapper le couple prématurément: Louis décéda six mois après son frère Nicolas; le seul fils né de cette union n'avait vécu qu'une semaine; on l'avait inhumé la veille du décès de son père.

Jusqu'ici, les circonstances ne semblaient pas devoir favoriser la pérennité du patronyme. C'est le troisième fils qui allait relever le défi. Pierre, né en 1675, jeta son dévolu sur une autre jeune Labadie, Anne, en 1700, la soeur de Jeanne et d'Elisabeth; 14 enfants naquirent de cette union, dont dix fils, mais six d'entre eux décédèrent en bas âge ou avant d'atteindre l'adolescence. Trois des quatre autres, cependant, fondèrent des familles.

François, né en 1684, conduisit à l'autel, en 1717, Marie-Anne Noël, fille de Jean et de Madeleine Danet; cinq enfants naquirent de cette union, dont deux fils qui se marièrent. Jean, né en 1688, unit sa destinée à celle de Marie-Anne Benoît dite Abel, fille de Pierre et de Marie Dionne, en 1715; le couple n'eut qu'une seule fille.

Le benjamin des fils, Nicolas, né en 1699, épousa en 1720 Marie-Elisabeth Laporte, fille de Louis et de Marie-Madeleine Massault, un mariage qui fut particulièrement prolifique: 14 enfants, dont au moins quatre fils devaient être à l'origine de cellules familiales. Mentionnons qu'une fille née de ce couple, Marie-Charlotte, devait, à Lavaltrie, le 27 janvier 1755, épouser Jean-Baptiste Riel et donner naissance à un fils de même prénom qui devait être l'arrière-grand-père du célèbre chef métis dont la mémoire vient enfin d'être réhabilitée et que l'on pourrait éventuellement reconnaître comme l'un des pères de la Confédération.

Le sang du couple Sylvestre/Neveu coule dans les veines de nombreuses familles, car les filles qui en sont issues ont également fondé des foyers: Marie-Barbe avec Jean-Bernardin Lesage en 1686; Anne avec Pierre Piché en 1697; Françoise avec Laurent Matte en 1702; Marie-Jeanne avec Jean de Lafontaine en 1709; Marie-Anne avec André Content en 1712 et Elisabeth avec Pierre Doucet en 1716.

Lors du recensement de 1681, le couple est fixé à Neuville et n'a encore que cinq enfants; il exploite une terre dont 20 arpents sont mis en valeur et possède quatre bêtes à cornes. Le fils Pierre, marié à Anne Labadie, y consolidera l'implantation de la famille: ses 14 enfants devaient y voir le jour.

Nous avons mentionné qu'un deuxième pionnier de même patronyme avait fondé un foyer en Nouvelle-France. Il s'agissait de Pierre Sylvestre, fils de Pierre et de Catherine Guillot, né le 8 février 1661 et baptisé cinq jours plus tard au temple calviniste de La Rochelle. Le 18 octobre 1685, à Sainte-Famille, île d'Orléans, il épousait Marie-Marthe Gendron, fille de Nicolas et de Marie-Marthe Hubert. Qu'advint-il de ce couple? On peut présumer qu'il repassa l'Atlantique. Au moins deux fils naquirent à Sainte-Famille, en 1687 et 1689. Or, les généalogistes en mentionnent un troisième, François, décédé à La Rochelle à l'âge de trois ans.

Voilà pour le XVIIe siècle. Longtemps après, on trouve un certain Simon Sylvestre, originaire du Languedoc, qui, à Sorel, le 29 août 1763, donc après la reddition de la Nouvelle-France, épouse Marguerite Baillargeon, mais aucun dictionnaire généalogique ne nous renseigne à son sujet.

Il convient de mentionner qu'il existe une autre variante du patronyme Sylvestre: Sevestre. Charles Sevestre, imprimeur-libraire à Paris, épousa Marie Pichon, en 1627, en l'église de la paroisse Saint-Etienne-du-Mont. Son père, également prénommé Charles, qui exerçait la même profession, mais à un niveau supérieur, ne traversa jamais l'océan; cependant, sa mère, née Petitpas (Marguerite), peut-être parce que devenue veuve, suivit son fils en Nouvelle-France. On devait hélas la trouver morte en 1640 «en sa cabane au Cap Diamant». Le couple Sevestre/Pichon eut sept enfants.

Charles Sevestre fut tout d'abord commis au magasin de la Compagnie des Habitants, à Québec, devint juge-prévôt de la seigneurie de Lauzon, puis fut le premier à occuper l'important poste de lieutenant civil et criminel de la Sénéchaussée de Québec.

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Marie Manitouabeouich

Manitouabeouich, Marie (alias Marie-Olivier Sylvestre)

En 1644, Marie Manitouabe8ich une jeune amérindienne convertie au catholicisme,  épouse Martin Prévost, un Français de 33 ans récemment débarqué à Québec. Martin est un pionnier de Beauport près de Québec, il est né vers 1611 à Montreuil-sur-le-Bois-de-Vincennes près de paris en France. Il est le fils de Pierre et de Charlotte Vien. Ce fut le premier mariage béni officiellement par l'Église catholique en Nouvelle-France entre un  Européen et une Amérindienne. La jeune épouse avait été donnée par ses parents à l'interprète Olivier Le Tardif, qui l'avait fait élever à la française chez le sieur Guillaume Hubou après lui avoir servi de parrain. Après son mariage et jusqu'à sa mort, on voit Martin établi à Beauport comme habitant, c'est-à-dire cultivateur, ce qui ne l'empêchait pas d'avoir un emplacement et une maison à Québec, en 1667.  Leurs enfants et leurs petits-enfants épouseront des Billot, Binet, Blondeau, Courville dit Cadieux, David dit Pontife, Dupras, Gagnon, Gallien, Garnier,  Giroux, Guillot, Marier, Morin, Petitclerc, Salois, Sedillot, Tardif, Vachon et bien d'autres encore. Manitouabeouich, Marie (alias Marie-Olivier Sylvestre) (fille de Roch et de Outchibahabanoukoueou), décédée le 10 septembre 1665 à Québec.  a épousé le 3 novembre 1644 à Québec Prévost, Martin (fils de Pierre et de Charlotte VIÉ) baptisé le 4 janvier 1611 à la paroisse Beauport. Après le décès de Marie Manitouabeouich, Martin épousera à Québec le 8 novembre 1665, Marie d'Abancourt dit Lacaille, veuve de Jean Jolliet et mère du célèbre découvreur Louis Jolliet.
Les enfants de Marie Manitouabeouich et de Martin Prévost

1. Marie-Madeleine, née le 21 décembre, baptisée le 28 décembre 1647 à Québec. Elle est décédée et inhumée le 5 février 1648 à Québec.

2. Ursule, née le 13 et baptisée le 14 décembre 1649 à Québec. Elle est décédée le 1 janvier 1661 à l'âge de 11 ans, à Québec.

3. Louis, né vers 1651, décédé par noyade 12 mai 1686 près de Beauport, il fut enterré le 27 mai à Québec. Il a épousé à Château-Richer le 21 février 1672, Françoise Gagnon, fille de Mathurin et de Françoise Godeau. Louis et Françoise auront 5 enfants dont une fille Marie-Anne qui épousera Jean David dit Pontife. Louis épousera en deuxième noces Marguerite Carreau dit Lafraicheur.

4. Marie-Madeleine, née le 7 janvier 1655 à Québec, décédée le 1 avril 1662 à Québec à l'âge de 7 ans.

5. Antoine, né 15 octobre 1657 à Québec, décédé le 16 mars 1662 à Québec à l'âge de 4 ans.

6. Jean-Pascal, né le 31 janvier 1660, décédé en 1694 à Québec. Il a épousé le 4 mai 1690 à Québec , Françoise Marie Courville dit Cadieux , fille de Charles et de Madeleine Macart. Jean-Pascal et Françoise-Marie auront une fille Marie-Madeleine qui épousera Mathieu Morin. Après le décès de son mari, Françoise-Marie mettra au monde deux enfants naturels : Marie-Charlotte en 1695 et François en 1711. Ce dernier prendra le nom de François Pascal.

7. Jean-Baptiste, né le 16 mai 1662 à Québec, décédé le 11 mai 1737 à Saint-Augustin, marié le 18 août 1683 à Beauport à Marie-Anne Giroux, fille de Toussaint et de Marie Godard. Jean-Baptiste et Marie auront 14 enfants qui épouseront des Petitclerc, Guillot, Salois, Sédillot, Billot et Marier. Après la mort de Marie-Anne Giroux, sans doute pendant une épidémie puisque deux enfants aussi meurent à la même époque, Jean-Baptiste épousera Geneviève Sédillot avec qui il aura onze autre enfants.

8. Marie-Thérèse, née le 3 juin 1665, décédée le 20 mai 1743 à Beauport, mariée le 18 août 1683 à Michel Giroux, fils de Toussaint et Marie Godard donc frère de Marie-Anne Giroux qui a épousé le précédent. Michel et Marie-Thérèse auront 12 enfants qui épouseront des Garnier, Gallien, Blondeau, Dupras, Tardif, Binet, Gagnon et Vachon.

 

 

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