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Qui est Métis


Les

Qui est Métis dans Lanaudière

QUI SONT LES MÉTIS?

LES VRAIS MÉTIS SONT AU QUÉBEC; CEUX DE L’OUEST NE SONT QUE DES MIGRANTS DES FAMILLES SOUCHES DU QUÉBEC

 

Je ne crois surtout pas détenir le monopole de la vérité. P ar contre, je voudrais vous faire connaître ma vérité, et ce, jusqu’à preuve du contraire. La définition du concept Métis est très ambigüe. Je pense parfois, pour ne pas dire toujours, que, nos gouvernements maîtrisent très bien cet art de tout dire sans rien dire. En d’autres termes, je crois que cette ambigüité est plus souvent qu’autrement voulue par ceux qui nous disent quoi faire et comment le faire. Comme citoyen Métis, de sang mêlé Innu et Français et ayant plusieurs liens de parenté avec Louis David Riel, il n’en reste pas moins que je suis un simple petit Métis. Je dis à ceux qui veulent l'entendre, qu'un métis, aussi petit qu’il puisse être, est fier de ce qu’il est et que, comme ses ancêtres, il n’aime pas être un esclave des gouvernements comme le sont bien des peuples ayant parfois peu de fierté, comme tous les peuples soumis et colonisés, ayant perdu en  grande partie leur identité, et ce au point ou ces peuples n’arrivent pratiquement plus à penser à eux-même en tant que peuple. Comme Métis, nous sommes une Nation libre, une Nation qui a pour reconnaissance que sont propre gouvernement.

Nos décideurs disent qu’il faut appartenir à des familles souches historiques de l'ouest Canadien d'avant 1850-51 et de leurs descendants jusqu'en 2008 et après. Il faut savoir aussi que ce n’est qu’une infime partie historique de notre peuple. Les familles souches de l’ouest de 1850-51 à aujourd’hui ne sont que des migrants car, ses familles proviennent avant tout du Québec et de notre peuple. C'est au Québec que l’on retrouve les racines profondes, les vraies souches, et surtout, les vrais Métis.

Je n’ai aucunement besoin de l’ouest pour m’assumer en tant que Métis; je sais qui je suis et d’où je viens. Je suis d’ici, de cette terre mère qui a vue naître mes ancêtres, qui m’a vue naître et qui m’a vue grandir. Mes racines sont sous mes pieds et c'est grâce à ces racines et à leurs souches que je sais qui je suis et où je vais. Non, je n’ai pas vraiment besoin de l’ouest. M. Denis Coderre, ministre fédéral, a voulu blanchir Louis David Riel de l’accusation de trahison, mais l’ouest n’a pas voulu; ceux pour qui Riel avait donné sa vie, n'ont pas voulu. Les Métis de l’ouest n'ont pas voulu cette réhabilitation comme ils ne veulent pas des Métis de la vraie souche, de la terre mère dont le créateur nous a fait cadeau. Louis David Riel avait, lui, ce sentiment d’appartenance avec nous, les Métis le l’est.

Messieurs les décideurs, sachez ceci, Louis Riel a dit : « Les miens dormiront pendant cent ans, et quand ils se réveilleront, ce seront les artistes qui leur rendront leur esprit. » Le cadran va bientôt sonner et tous les Métis avec fierté se lèverons, comme Louis-David, et ensemble ils crieront. Vous entendrez un seul mot, de la souche provenant de la terre mère, que le vent amènera d’est en ouest.

J'aimerais que vous preniez connaissance d'un extrait du bouquin de Georges-Hébert Germain, sur la rubrique Une page d'histoire, voilà sur quoi est basée notre Nation. Celui qui véhicule cette façon de penser et d'agir est bienvenu dans la Nation Métis Contemporaine. Même si un demandeur rempli tous les documents et que tout est positf, il ne pourra entrer dans la Nation que s'il possède cette philosophie.

 

Les dix points, dans les mots de la Cour suprême :

(1) Qualification du droit (ou quel est le droit revendiqué?)

(2) Identification de la communauté historique titulaire des droits.

(3) Établissement de l'existence d'une communauté contemporaine titulaire des droits revendiqués

(4) Vérification de l'appartenance du demandeur à la communauté actuelle concernée

(5) Détermination de la période pertinente

(6) La pratique faisait-elle partie intégrante de la culture distinctive du demandeur?

(7) Établissement de la continuité entre la pratique historique et le droit contemporain revendiqué

(8) Y a-t-il eu ou non extinction du droit revendiqué?

(9) Si le droit revendiqué existe, y a-t-on porté atteinte?

(10) L'atteinte est-elle justifiée?

La Couronne doit prouver le point 8 sur l’extinction d’un droit ancestral et le point 10 sur la justification de la restriction d’un droit.

Autrement dit, les Demandeurs Métis ont le fardeau de démontrer huit points.

Le premier point est facile à répondre. La Cour demande quel est le droit ancestral revendiqué. La réponse est le droit à une pratique de chasse, de pêche ou de cueillette pour s’alimenter.

Le point 6 soulève la question de la pratique culturelle distinctive du demandeur.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


NOUS SOMMES TOUS ROI MAIS PERSONNE N'A DE COURONNE